Interview d’Erwan Cloarec – Le pratiquant sauvage

Erwan Cloarec est un pratiquant d’arts martiaux discret et cultivé qui, depuis la Bretagne ou au fil de ses voyages, n’hésite pas à partager ses expériences martiales et ses questionnements sur le « Blog de la pratique sauvage ». Cela fait plusieurs années que je parcours ce blog régulièrement et c’est avec plaisir que j’espère pouvoir vous présenter ici l’homme qui se cache derrière.

Erwan Cloarec
– Photo d’Anne-Sophie Zika

T.D. : Bonjour Erwan, je te remercie d’avoir accepté cet entretien. Pour commencer cette interview, je voudrais savoir quand et dans quelles circonstances as-tu débuté les arts martiaux ?

E.C. : J’ai commencé les arts martiaux l’année de mes 17 ans. J’étais un ado assez solitaire, toujours plongé dans les livres. J’avais toujours fait beaucoup de sport et je passais beaucoup de temps dehors, au bord de la mer mais les livres étaient ma passion. Je rappelle, histoire de jouer un peu le vieux briscard, qu’il n’y avait alors ni ordinateurs, ni internet. A 17 ans, j’ai eu la chance de croiser une personne, aujourd’hui disparue, qui était aïkidoka et qui m’a mise sur le chemin. Cette personne était aussi un esprit indépendant qui ne faisait pas de concession à la médiocrité et qui parlait franchement. Il a beaucoup compté pour moi à cette époque. J’ai donc commencé l’Aïkido et instantanément, les arts martiaux sont devenus une composante essentielle de ma vie.

Erwan en pratique avec Tanguy Le Vourc'h - Photo de
Erwan en pratique avec Tanguy Le Vourc’h – Photo deRémi Vannier

T.D. : Depuis tes débuts en Aïkido, tu as parcouru un chemin considérable et très riche. Quels sont donc les arts martiaux que tu pratiques actuellement ?

E.C. : Depuis une dizaine d’années, ma pratique est axée sur les arts martiaux de la famille “chinoise interne”, pour faire simple : Xingyiquan, Baguazhang et Taijiquan. Surtout le Taijiquan. Je continue à pratiquer, très épisodiquement, l’Aïkido, essentiellement parce que j’ai rencontré ces dernières années des professeurs et pratiquants qui m’ont donné une nouvelle vision de la profondeur de cet art. J’ai parfois eu la tentation de reprendre sérieusement l’Aïkido, mais sans franchir le pas pour une raison simple : le manque de temps. Comme nous tous, le temps que je peux consacrer à la pratique est limité et je dois aller à ce qui est à mes yeux essentiel. J’ai un gros faible pour les arts de lutte et de grappling. Je n’ai pas fait de Brasilian Ju Jitsu,  et très peu de judo, mais je rattrape le temps perdu en travaillant la lutte celtique avec Allen Pittman. De plus le Taijiquan et le Baguazhang possèdent une dimension de lutte très importante, dans laquelle je me régale. Je suis toujours avide d’apprendre et il n’est pas exclu que j’aille pousser du côté de la lutte chinoise, bretonne, médiévale, viking…

Erwan Cloarec Taijiquan
– Photo d’Anne-Sophie Zika

T.D. : Cette liste est assez conséquente. Aborder ces thématiques de front mérite le respect. Pourquoi t’orienter sur plusieurs pratiques ?

E.C. : J’ai toujours été curieux et tout en m’investissant à fond dans ce que je faisais, j’ai été voir, essayer de nombreuses autre disciplines. J’ai fait mon tour de France, à la façon des compagnons. Je savais que c’était mal vu, surtout dans les disciplines japonaises dites “traditionnelles”. On me voyait comme un olibrius dans certains dojos et certains de mes compagnons de pratique, en Aïkido, ne comprenaient pas bien cette “déviance”. Il est courant de dire qu’il faut se consacrer totalement à une discipline pour pouvoir espérer un jour atteindre “la maîtrise”. Et c’est vrai bien sûr. Je me suis juste rendu compte, au fil du temps, que maitriser une discipline n’était pas mon but, ni mon chemin. Je cherche encore à définir ce qu’il est, mais je sais à peu près maintenant ce qu’il n’est pas. Et je laisse la place à la surprise, à l’émerveillement, à la curiosité. Depuis, mes lectures et rencontres m’ont confirmé qu’il existe plusieurs façons de pratiquer les arts martiaux. Certains sont les hommes (ou les femmes) d’une école, d’une tradition. Leur pratique s’inscrit dans un curriculum clair, défini, aux concepts clairs eux aussi (enfin…pas toujours). Et je crois qu’il est possible de réaliser un niveau extraordinaire au sein de ce cadre. Mais ce n’est pas facile. D’autres sont des “cow-boys solitaires”. Les contours de ce qu’ils pratiquent sont  flous. Ils sentent mauvais, boivent, sont mal rasés et ne respectent rien. Je rigole bien entendu, mais je crois que j’appartiens plutôt à cette seconde catégorie, celle des mauvais disciples. Il est possible de réaliser un niveau extraordinaire au sein de ce non-cadre, mais ce n’est pas facile du tout non plus… Plus sérieusement, il était courant en Chine de pratiquer plusieurs écoles, dès lors que les principes qui les sous-tendent étaient similaires. Il me semble aussi qu’au Japon, il arrive qu’un maître envoie son élève étudier chez un autre. Je crois que nous avons tous à gagner à sortir de nos chapelles… Il y a beaucoup de choses à critiquer dans l’évolution récente des arts martiaux, mais c’est une chose très positive que les barrières entre les écoles soient en partie tombées… le respect dû aux maîtres et professeurs n’a rien à voir là-dedans.

T.D. : Le choix de plusieurs pratiques est maintenant bien clair. La question qui suit logiquement est : pourquoi, dans l’immense panel des arts martiaux, avoir choisi ces pratiques-là précisément ?

E.C. : Pourquoi ces pratiques-là précisément ? Je pense que les arts internes chinois possèdent une intelligence du corps qui me parle et qui sonne vraie à mes yeux : dans la façon d’utiliser le corps d’une part, dans les concepts, d’autre part, et enfin dans la conception globale de la place de l’homme dans l’univers. Bien sûr, cela n’est pas propre aux arts chinois mais il me semble qu’ils possèdent la possibilité de réaliser “le faible vient à bout du fort” : un art comme le Taijiquan possède vraiment cette possibilité. Comment y parvenir reste la question, mais les outils pratiques et conceptuels sont là. Pour la lutte, au sens large, c’est pour moi relié à quelque chose d’encore plus fondamental, qui tient à la fois à notre animalité et à notre humanité, au sens noble dans les deux cas.

Erwan Cloarec H'sing I
– Photo d’Anne-Sophie Zika

T.D. : Peux-tu maintenant nous décrire dans les détails ton parcours martial afin de nous éclairer pleinement sur ta vision actuelle ?

E.C. : Comme je l’ai dit plus haut, l’Aïkido a constitué mon entrée en matière. Je m’y suis donné à fond pendant environ 6 ans. Très vite cependant, j’ai découvert le vaste univers des pratiques martiales par la presse, les rencontres, et très tôt, je suis allé visiter. Tout m’intéressait ; j’avais déjà mis un pied dans le Taiji. A la fac, j’ai eu l’opportunité de commencer la Boxe française, puis je me suis inscrit en club et j’ai fait de la compétition pendant deux ans. J’aimais beaucoup. Je travaillais aussi avec un sous-marinier rencontré à Brest. Il excellait en pieds-poings, avait rencontré Inosanto, et possédait de bonnes références en Kung-fu.  J’aimais l’âpreté de la discipline, de l’entrainement, la vérité (relative) qui s’en dégageait. Avec lui, nous avions monté le premier club de Kung Fu de Brest ! La rupture avec l’Aïkido a été assez douloureuse. J’y avais perdu l’estime de mon professeur, qui je crois, ne comprenait pas mon engouement pour d’autres disciplines. Puis j’ai rencontré un étudiant coréen qui était venu faire des études aux Beaux-Arts de Brest. Nous sommes devenus très proches. Il se trouve qu’il avait été instructeur de combat au sein de l’armée coréenne. Sa pratique était très solide. J’ai pratiqué cinq ans avec lui, au début seulement nous deux, puis se sont joints quelques amis. Au début, nous pratiquions un art coréen assez confidentiel qu’il avait étudié dans sa jeunesse, et aussi le lancer de baguettes métalliques, très proche apparemment du Shuriken-jutsu. Puis nous avons entamé l’étude du Taekwondo classique. C’est un ami très cher. Je suis allé chez lui à Séoul en 1994 je crois. Comme beaucoup de coréens, il s’était converti au christianisme, et avait par conséquent un rapport un peu mitigé à la pratique martiale, surtout dans ses aspects martiaux. Je crois que son temps dans l’armée et ce qu’il avait dû y faire l’avaient traumatisé. Il était, je pense, un peu tiraillé entre les deux, et m’enseignait par reconnaissance : il est vrai que pendant cinq ans, j’ai rédigé presque tous ses mémoires de design aux Beaux-Arts ! J’aime à penser que j’ai suivi clandestinement les Beaux-Arts !

Erwan Cloarec Taekwondo
Erwan Cloarec en entraînement de Taekwondo

T.D. : De l’Art à l’Art martial il n’y a qu’un pas… Quelles sont les suites de tes pérégrinations martiales ?

E.C. : Quand il est reparti en Corée, j’ai commencé la pratique du Wing Chun, pendant environ trois ans mis bout à bout. Puis vers 1999 je crois, je suis parti en Irlande. Là j’ai commencé sérieusement la pratique du Taijiquan Chen. Là encore, j’ai eu la chance de faire des rencontres déterminantes. Depuis, je n’ai jamais arrêté la pratique du Taijiquan. Pendant quelques années, j’ai pratiqué “sauvagement”, en approfondissant ce que je connaissais, en suivant quelques stages. J’ai pratiqué deux ans le Kali et le Jeet Kune Do avec un vieux compagnon d’Aïkido qui avait changé de chapelle. C’était chouette. Le monde des arts martiaux avait changé. Il y avait eu le Brasilian Ju Jitsu et les UFC. Le systema commençait à faire parler de lui. Je continuais le Taiji et j’avais ouvert un atelier de pratique, pour pouvoir transmettre et pratiquer avec des partenaires. Ce n’était pas très solide, j’ai failli tout arrêter. Un de mes élèves avait entendu parler d’Allen Pittman, qui venait d’arriver en Bretagne. Je l’ai appelé quelques jours après et ainsi a commencé une nouvelle phase de mon aventure martiale. C’était il y a environ 8 ans. Depuis, mon parcours est un peu mieux connu : le Bagua, le Taiji et le Hsing-I (et la lutte) avec Allen, la Sagesse du Corps, la rencontre avec les maitres Akuzawa et Hino, avec Leo Tamaki, avec Tim Cartmell.

Allen Erwan
Erwan en entraînement avec Allen Pittman.

T.D. : Tu as cité de nombreux pratiquants que tu as rencontrés. Je me demande donc quels sont tes maîtres en arts martiaux ? Quel est le lien que tu entretiens avec eux ?

E.C. : Des maîtres… je ne sais pas…je reconnais le niveau exceptionnel de certains maîtres… sans avoir pour autant envie d’étudier avec eux. Question de feeling, de personne… certains de mes professeurs sont aussi devenus des amis chers. Leur légitimité, leur prépondérance n’en est aucunement écornée. Je crois que je suis plus attaché à une conception horizontale et circulaire des rapports martiaux : particulièrement quand on est adulte. Beaucoup de pratiquants adultes continuent à entretenir une relation ambiguë avec leurs maitres-professeurs-modèles… ce n’est pas une remise en cause de la relation maitre-élève, mais une exigence de vigilance : le monde des arts martiaux est intrinsèquement vulnérable à tous types de dérives relationnelles… c’est “traditionnel”, peut être inhérent à la notion de tradition. Du point de vue initiatique, chacun doit passer par cette étape, et la dépasser par lui-même. Le respect, le sens de l’appartenance à une famille martiale, à une transmission, n’ont pas besoin de ces ambigüités pour exister, pour être réel. De même, l’amitié qui s’établit parfois entre pratiquants est très profonde, et à mon sens, plus importante que celle, un peu biaisée, qui s’établit parfois avec un maître inaccessible. C’est un problème très profond en arts martiaux : la connivence ou la complaisance se drape en habits de “communion”. J’ai vu hier la vidéo d’une démonstration d’un maître d’Aïkido aux prises avec des uke qui ne “communiaient” pas… je me suis senti mal à l’aise…quelque chose n’allait pas… il est difficile de mettre le doigt dessus. Comme un mensonge mutuel tacite.  Il faut prendre garde à ne pas construire sa pratique sur des ambigüités…

Erwan Cloarec et Daniel Mroz - Photo d'Anne-Sophie Zika
Erwan Cloarec et Daniel Mroz – Photo d’Anne-Sophie Zika

T.D. : Tu as clarifié ton point de vue concernant les maîtres d’arts martiaux. Si je te parle plutôt de modèles, qu’est-ce que cela évoque pour toi ?

E.C. : Des modèles… je pense que mes modèles secrets appartiennent surtout au monde de la fiction : cinéma, littérature. Je ne les sous-estime pas : ces “héros” fictifs auxquels nous nous identifions ont un impact fort sur la construction de nos représentations, de nos valeurs. Même les héros sombres, les âmes damnées, nous aident à apprivoiser les parts sombres de nous-mêmes. Je crois que notre vie intérieure est organisée en histoires. Nous nous racontons des histoires, on nous raconte des histoires, nous sommes en permanence en train de réécrire notre propre histoire, ce sont nos petits singes. On peut vouloir les balayer d’un revers de manche, mais les singes sont très agiles. Ils nous échappent toujours (j’ai essayé d’en attraper, littéralement : ça ne marche pas…). Il vaut mieux faire avec eux. Ils se calmeront d’eux-mêmes, avec l’âge…

Erwan Cloarec posture
Erwan calmant les « singes »

T.D. : En parlant de raconter des histoires, quelles sont les raisons qui t’ont poussé à lancer ton blog ?

E.C. : Je ne sais pas trop. Je crois que j’avais besoin de parler, d’échanger. J’avais accumulé tellement de matière brute en quelques années : idées, pratique, intuitions… Besoin d’épuiser des questions aussi, de les triturer un peu, de les jeter en pâture à la sagacité des autres, voir ce qu’il en reste après. Je suis surpris de l’ampleur que le blog a prise et de ce qu’il m’a permis en termes de rencontres, de visibilité. Une visibilité dont je ne sais pas trop que faire parfois…

T.D. : Ce blog est une véritable aventure à lui-seul. Une question me brûle d’ailleurs les lèvres depuis le début de l’entretien : pourquoi la pratique « sauvage » ?

E.C. : C’est le titre d’un ouvrage du poète et essayiste américain Gary Snyder. Un auteur que j’aime énormément. Un de mes modèles vivants sans aucun doute. Un essai que je recommande à tous. C’est un de ces personnages comme en produit la contre-culture américaine : pensée libre, habité par l’espace et la nature immenses, moine zen au Japon dans les années cinquante, prix Pulitzer, un spécialiste du poète chinois Han Shan. Un mélange de professeur d’université et de coureur des bois. Un moine et un combattant de l’écologie radicale. Bref : tout ce que j’aime.

J’ai un peu détourné le titre de son ouvrage à mon profit : dans mon cas, il signifie ce mélange de sérieux et d’insoumission qui, je crois, pourrait caractériser ma pratique (je ne parle pas ici que de la pratique martiale).

T.D. : Tu exerces justement d’autres disciplines que les arts martiaux et le blog Internet. Tes différentes activités se nourrissent elles mutuellement ?

Je suis enseignant en collège depuis quelques années. Le théâtre a été mon gagne-pain (enfin, c’est beaucoup dire…) pendant quelques années. L’écriture est aussi importante à mes yeux que la lecture et m’accompagne depuis mon adolescence. Oui, bien sûr, toutes mes activités se nourrissent mutuellement. Il me semble que je ne mets pas trop de limite entre les différents aspects de ma vie, qui s’interpénètrent tous les uns les autres. Je crois que sous le mot “pratique”, je mets le mot “vie” : toute la vie est la pratique, “le dojo est partout…”si je peux me permettre de me citer moi-même…

Erwan lors d'une tournée théâtrale au Laos.
Erwan, son frère Thomas et Lattanakone Insisiengmay du Khao Niew Lao Theater lors d’une tournée théâtrale au Laos – Photo d’Olivier Saig

 

T.D. : Pour conclure ce voyage en ta compagnie, comment décrirais-tu les grandes lignes de ta pratique martiale ?

Aujourd’hui, j’utilise un cadre technique et culturel qui est globalement celui du Taijiquan. C’est le cadre. C’est le réservoir de concepts, le dictionnaire de gestes, que l ‘on descend de l’étagère de temps en temps (il est très lourd, et comporte plein de volumes…).

Ensuite, au sein de ce cadre, je travaille à partir des bases : le corps en mouvement dans l’espace (la gravité, l’alignement, le centrage, la décontraction, l’écoute de soi, etc.) la qualité de la relation à l’autre (lecture d’intention, qualité d’écoute et de toucher), puis la tactique (faire le pont, angulation, etc.) et enfin la technique.

Je ne suis pas un acharné de la bagarre, mais le combat (ou l’évitement du combat) est au cœur de ma pratique, de même que dans mes cours. Je n’enseigne pas de choses fantaisistes. Le Taijiquan a été créé comme art de combat, et même si la pratique a beaucoup changé depuis l’époque des gardes du corps et des caravanes, sa fonction première est toujours là. L’aspect santé est une cerise sur le gâteau : il se trouve que le développement de la conscience corporelle, le relâchement, l’utilisation optimum du corps nécessaires au combat du petit contre le grand…sont aussi très bénéfiques pour la santé…

La Sagesse du Corps ensuite, me sert de grille de lecture, comme un décodeur pour décrypter le geste, mais aussi l’effet d’une technique sur soi ou sur le partenaire.

La lutte enfin. Malgré, ou justement en raison de la dangerosité de beaucoup de techniques, est pratiquée lentement, avec l’accent mis sur le fonctionnement : comment l’appliquer tactiquement et mécaniquement, pourquoi et comment fonctionne-t-elle du point de vue des lois de la physique, de la physiologie. Une grande importance est accordée à l’écoute des mouvements psychologiques lors de la pratique : qu’est-ce que je ressens ? La technique elle-même enseigne l’empathie.

Erwan Cloarec entraînement

T.D. : Je te remercie pour cette magnifique phrase de fin et pour cet entretien passionnant. Je sais que nous nous reverrons très bientôt.

E.C. : Merci beaucoup à toi Sébastien pour cet entretien. Ce n’est pas un exercice facile!

A propos Sébastien

Sébastien Place pratique l’Aïkido depuis plus de 15 ans. Dojo cho et fondateur du Togishi Dojo, il est également rédacteur pour le magazine Dragon - spécial Aïkido et pour le magazine Yashima. Pratiquant les styles Aïkikaï et Kishinkaï, étudiant aussi le Hino Budo, le Hsing-I, la Sagesse du Corps d’Allen Pittman et le travail de lutte de Tim Cartmell, il publie régulièrement des articles liés aux arts martiaux et la culture asiatique.

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