Souvenirs du stage 2015 de Léo Tamaki au Togishi Dojo

C’est une nouvelle fois un weekend d’Aïkido intense et enrichissant qui vient de s’écouler en compagnie de Léo Tamaki et des nombreux pratiquants (45 sur le weekend) venus profiter de son enseignement à Soignies.

Nous avons pu compter comme toujours sur la présence de pratiquants belges réguliers du Kishinkai ainsi que d’aïkidokas curieux de découvrir la pratique par le relâchement proposée durant ces deux demi-journées.

Samedi

Le cours du samedi après-midi était consacré au katate dori.

La séance a débuté avec les exercices régulièrement proposés par Léo, dont les ukemi avant et arrière, les étirementsrelâchements et les exercices respiratoires.

Nous débutons le stage par un travail de connexion au niveau du poignet. Progressivement le contact se déplace et tori doit ressentir et suivre ce contact pour ne laisser que le moins possible d’informations à uke. Léo propose ensuite d’initier une technique ikkyo sur le katate dori.

Avant de passer à l’évolution de katate dori en chudan tsuki, Léo nous propose un travail d’attaque en jo no jo et l’application d’ikkyo et de irimi nage à main nue contre une attaque au jo pour terminer par l’exécution de ikkyo sur une attaque en chudan tsuki. Le but étant de nous faire ressentir l’évolution du ressenti et du principe technique au travers d’une progression logique en difficulté et précision (nous avons de moins en moins de temps pour l’entrée, le placement et la prise de centre).

Comme à son habitude, Léo nous oriente d’abord sur l’attaque. La saisie du katate dori est légère, afin de pouvoir capter des informations sur tori et lui en fournir le moins possible. Les principes d’Awase et Musubi sont clairement explicités par Léo au travers des exercices sur ce contact. La saisie peut induire un recul ou une absorption de tori selon l’intensité et la direction. Léo insiste toujours sur l’importance d’attaquer correctement pour permettre un travail juste.

Dans son application en ikkyo, il ne faut pas s’occuper du bras d’uke, mais se concentrer sur le contrôle de son axe en entrant au plus proche. Une fois que le déséquilibre est initié, il est futile pour uke de résister avec son bras, car sa position provoque des ouvertures aux frappes ou à l’exécution d’autres techniques que le ikkyo. La main qui vient au contact du coude doit amener uke vers le haut. Selon la disponibilité d’uke, il est utile de descendre plus ou moins loin.

Dans le cadre du travail au jo, nous apprenons à attaquer directement sans sortir de la ligne et sans attendre une ouverture de tori. En tant que tori, nous apprenons à sortir le minimum de la ligne pour pouvoir effectuer notre attaque de prise du centre.

Pour développer l’entrée sur la ligne, Léo nous demande de travailler nos entrée sur l’attaque au jo en effectuant d’abord un irimi nage en longeant le bâton, en contrôlant la main avant par le contact, le pied avant par un contrôle du second pas puis en finissant avec la seconde main au visage (gorge, nez, yeux ou front) pour projeter uke. Le tout s’effectue sur un temps.

Nous terminons le cours par un jiyu waza puis un exercice de retour au calme. Lors du jiyu waza, Léo insiste sur le fait qu’uke ne doit pas chercher à s’opposer au mouvement. Il est trop tard pour les corrections de techniques à ce stade du cours. Tori travaille les techniques de son choix : une technique particulière, l’ensemble des techniques étudiées au cours  ou d’autres techniques.

Dimanche

Le cours du dimanche matin était consacré au suwari waza ryote dori kokyu ho puis au tachi waza ryokatadori.

Concernant le suwari waza ryote dori kokyu nous nous sommes efforcés en tant qu’uke de créer la saisie la plus neutre possible. En tant que tori, nous devons essayer de sentir les microdirection de la saisie afin de la dévier pour déséquilibrer et projeter uke. Il est important de ne pas prolonger artificiellement les directions des saisies car cela entraîne un blocage d’uke.

Pour le travail en tachi waza ryokatadori, Léo propose de rester sur la sensation légère de direction avec kokyu nage. Nous devons relâcher les épaules, rester disponibles pour que uke ne puisse pas sentir d’obstacle. Il entre dans sa saisie sans heurt de manière à ce que nous puissions entrer au contact directement afin de le déséquilibrer et de le projeter.

Léo nous demande ensuite de reprendre le principe du ressenti de la direction de saisie d’uke travaillée en suwari waza tout en le combinant à notre étude du ikkyo de la veille. Histoire de varier un peu la forme, Léo propose de travailler le nikkyo.

Léo nous expose avec précision le travail d’entrée qui initie cette technique. Il s’agit de faire croire à uke qu’il a réussi à entrer sa saisie d’épaule (on lui offre cette épaule avant en l’abandonnant), avant de sortir au dernier instant du côté de la seconde épaule saisie. Les mains se placent de manière à pouvoir porter un atemi au visage tout en enrobant le coude et l’épaule. Concernant nikkyo, il ne faut pas chercher à jouer sur l’articulation et les contraintes mais à conserver une saisie légère pour enfin comprimer le uke vers le sol sans tourner autour de lui nécessairement.

Pour terminer le cours, nous revenons au suwari waza ryote dori kokyu ho en aidant le partenaire à étirer sa colonne (via une pression bassin et épaule) lors des finales au sol.

Nous terminons à nouveau le cours par un jiyu waza selon les mêmes principes que la veille puis l’exercice habituel de retour au calme.

Pour conclure

Ce stage nous a permis une grande variété de principes (Awase, Musubi, Irimi) que nous avons pu combiner dans différentes situations. Merci à Léo pour la richesse de ce stage et ta générosité habituelle. Je termine ce compte-rendu en vous proposant quelques photographies du stage réalisées par notre ami Abdellah que nous remercions pour ces beaux souvenir.

A propos Sébastien

Sébastien Place pratique l’Aïkido depuis plus de 12 ans. Dojo cho et fondateur du Togishi Dojo, il est également rédacteur pour le magazine Dragon - spécial Aïkido. Pratiquant les styles Aïkikaï et Kishinkaï, étudiant aussi le Shiatsu, le Hino Budo, le Hsing-I, la Sagesse du Corps d’Allen Pittman et le travail de Tim Cartmell, il publie régulièrement des articles liés aux arts martiaux et la culture asiatique.

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